Vendredi 21 mars, de 15 à 19h, dédicace de D. Tronchet pour Le fils du yeti édition Casterman, de Foerster pour Certains l'aiment noir édition Fluide Glacial et de Joel Alessandra pour Errance en mer rouge édition Casterman.
Comme d'habitude, pour participer à cette séance de dédicace, n'hésitez pas à appeler pour vous inscrire au 01 40 27 88 63…
Présentation de l'album par l'éditeur :
En l’espace de huit jours, l’odyssée intime d’un homme sur les traces de son passé. Un nouveau départ pour le travail de Didier Tronchet en bande dessinée, sur le thème de la filiation.
Ébranlé par un incendie qui aurait pu lui coûter la vie, le narrateur de cette histoire ressent le besoin de renouer avec son propre passé, matérialisé par une série d’albums photos qui récapitulent une bonne part de son existence – à commencer par la mémoire de son père trop tôt disparu. Ainsi débute une étrange période qui, huit jours durant, conduit cet homme solitaire et secret sur le chemin d’une profonde introspection. Avec la complicité de son jeune neveu Anthony, qui lui est profondément attaché, il entreprend une sorte de pèlerinage impromptu au coeur de ses racines familiales, habité par le sentiment du temps qui passe et la conscience aiguë de la fugacité des êtres et des choses. Ce voyage à rebours de plus de trente ans, à la fois géographique et intérieur, lui permettra, grâce à une lettre miraculeusement retrouvée, de redécouvrir la profondeur de son attachement pour son père et de se confronter enfin à un désir de paternité longtemps refoulé.
Avec pudeur, distance et une très discrète touche d’humour, Didier Tronchet transpose en bande dessinée, en noir et blanc et sur un format de longue haleine, son propre roman éponyme paru en 2011 chez Flammarion. Une manière de dévoiler un registre sensible et intimiste qu’on ne lui connaissait pas en bande dessinée, et une réflexion touchante sur les ressorts de la filiation.
Come back réussi du scénariste et dessinateur Philippe Foerster grâce aux éditions Fluide Glacial qui ont eu la riche idée de réunir, dans un bel album, une cinquantaine d'histoires courtes, toutes plus noires les unes que les autres. Le cynisme est de mise, poussé à son paroxysme, et ne peut qu'engendrer l'hilarité devant tant d'horreurs. Du fiston timoré devenu parricide en fréquentant une nouvelle école, au crocodile apprivoisé qui va finir par dévorer son maître, le lecteur va en avoir pour son argent !
Parmi près de deux cents histoires distillées dans la revue Fluide Glacial sur près de vingt années, le choix des récits est particulièrement judicieux car il (re)visite bien toute l'étendue du talent de Philippe Foerster. Le trait est ciselé et la parfaite maîtrise des noirs renforce assurément le caractère cauchemardesque de ces contes dont il a le secret.
Ajoutons une mention pour la belle préface de cet album avec l'hommage du célèbre tandem Ferri/Larcenet qui nous gratifie d'une histoire courte mettant en scène le non moins célèbre personnage de Blast. (source : http://www.auracan.com/albums/1840-certains-l-aiment-noir-par-philippe-foerster.html)
Pour essayer de se distraire du souvenir lancinant de son épouse récemment décédée, Tom, un enseignant en arts plastiques dans la quarantaine, accepte un nouveau poste à Djibouti. Là, face au détroit de Bab-El-Mandeb – « la Porte des larmes » – qui a tant fasciné des générations d’artistes de toutes origines, Tom soudain submergé par des ambiances et des sensations nouvelles cesse peu à peu de se cramponner à son chagrin et se laisse happer par cet environnement inédit. Ses interventions bénévoles pour enseigner des rudiments de dessin aux orphelinats locaux et surtout sa rencontre avec Fred, un baroudeur excessif et illuminé installé de longue date à Djibouti, vont achever de le guérir de sa neurasthénie. Rapprochés par leur passion pour les grands écrivains de l’ailleurs comme Henry de Monfreid, le sulfureux vétéran de l’aventure en mer Rouge, ces deux hommes que tout semble opposer sympathisent. Et Tom se laisse convaincre d’accompagner Fred, trafiquant à ses heures, dans l’une de ses sorties pas vraiment légales en mer…
